Chaque année, nous faisons rayonner des hommes inspirants. Des hommes qui incarnent et encouragent des masculinités saine et positives.

Dans son ouvrage «Éros créatif», publié à la fin de 2025 aux Éditions Somme Toute, Stéphane Crête propose une exploration personnelle et culturelle du désir masculin, de l’intimité et de la responsabilité relationnelle. À travers essais, récits et fragments, il examine comment un homme peut habiter son éros sans domination ni honte.
L’ouvrage s’adresse au grand public, et particulièrement aux hommes qui souhaitent réfléchir à leur rapport au désir, aux émotions et aux modèles de masculinité dont ils ont hérités. Il ouvre un espace de réflexion sur le désir masculin, souvent réduit à la performance ou à la culpabilisation. L’auteur invite à l’introspection : reconnaître ses émotions, interroger ses réflexes de domination, réfléchir au consentement et au lien à l’autre.
Alors que parler d’éros et de masculinité dans l’espace public demeure délicat, ce livre est audacieux parce qu’il aborde le désir masculin sans le glorifier ni le condamner. En mettant de l’avant la vulnérabilité et la responsabilité relationnelle, «Éros créatif» ouvre une conversation encore rarement portée par des hommes eux-mêmes.

Jean-Christophe Filosa coordonne une équipe des Travailleurs de rue numériques dédiée à rejoindre des jeunes de 14 à 35 ans, principalement des hommes, peu enclins à utiliser les services traditionnels. L’initiative consiste à intervenir sur des plateformes comme Twitch et Discord afin d’offrir une écoute active, anonyme et sans jugement, directement dans les milieux numériques où ces jeunes sont très présents. Elle s’adresse à une population confrontée à la solitude numérique, à l’anxiété et à une surcharge émotionnelle, tout en favorisant l’expression des émotions, la vulnérabilité et la demande d’aide.
En 2025, Jean-Christophe Filosa et son équipe ont ainsi réalisé près de 1900 interventions auprès de jeunes, majoritairement des hommes. Le clavardage permet de normaliser la vulnérabilité, de reconnaître la détresse et de référer vers des ressources adaptées. Les retombées se traduisent par une diminution de l’isolement et une plus grande capacité à nommer leurs émotions et à demander de l’aide. L’initiative contribue en outre à transformer les normes masculines en valorisant l’ouverture, l’entraide et la recherche de soutien.

Les groupes de parole et d’écoute menés un peu partout au Québec sous l’égide de l’organisme Hommes Québec rassemblent uniquement des hommes - c’est la mission de l’organisme. Or, alors que Jean Vézina a initié un tel groupe à Alma, mobilisant un bon nombre d'hommes souvent démunis ou blessés par la vie, il a aussi élargi son engagement en tissant des liens avec l’organisme Parents Branchés, qui vient notamment en aide à des femmes en difficulté.
Grâce à cette collaboration, Jean Vézina a réussi à établir un dialogue très positif entre les deux groupes, ce qui a contribué à ce que la présence de ces hommes soit vue comme un avantage pour le milieu et transformé le regard des femmes vis-à-vis d’hommes parfois égoïstes ou peu respectueux.
Ce double engagement à permis de soutenir et de fortifier l'action de l’organisme Parents Branchés tout en maintenant vivant le groupe d'hommes qui se réunit régulièrement dans le cadre de rencontres «Parole - Écoute - Mieux Être».

Le Regroupement des organismes québécois pour hommes agressés sexuellement (ROQHAS) a mené, à l’automne 2025, une campagne provinciale de sensibilisation intitulée «En parler, ça change quoi?». Cette initiative donnait la parole à quatre hommes ayant vécu des violences sexuelles.
Chez de nombreux hommes, la honte, la peur de ne pas être crus ou d’être jugés constituent encore des obstacles majeurs au dévoilement et à la demande d’aide. La campagne visait ainsi à briser le silence et à rappeler qu’en parler peut réellement transformer un parcours de vie.
Avec une grande authenticité, Jasmin Belhumeur a accepté de témoigner à visage découvert de son vécu, de ses blessures, mais aussi du cheminement qui l’a mené vers l’aide et la reconstruction. Par sa vulnérabilité et sa force, il a démontré qu’il est possible de sortir de l’isolement et que demander du soutien peut être profondément salvateur. Alors que de nombreux mythes et tabous persistent encore autour des hommes ayant subi une agression sexuelle, son témoignage a contribué à faire évoluer les perceptions et à ouvrir un espace de dialogue.
La campagne a connu un fort rayonnement, générant plus d’un million de visionnements pour l’ensemble des capsules vidéo diffusées à travers le Québec.

Thérapeute pour hommes et couples depuis 35 ans, Yvan Phaneuf a organisé en 2024 le colloque virtuel Nouvelle voix masculine, regroupant une vingtaine de spécialistes de la condition masculine du Québec et de l’international, issus des milieux universitaire, communautaire ou de la relation d’aide. On y abordait la vulnérabilité masculine, l’importance de sortir de la honte et du silence, invitant ainsi les hommes à conscientiser leurs défensives en relation pour s’en responsabiliser et apprendre à communiquer sans violence et sans domination, et à s’occuper de leurs besoins dans le respect de soi et des autres. Près de 500 personnes ont assisté à l'événement.

Étienne Beaumont est le vice-président de la coopérative Solidaire Vallée Bras du Nord, à Saint-Raymond. Il y porte le projet En Marche, un parcours d’accompagnement de six mois pour les 16 - 35 ans (principalement des hommes) qui invite entre autres à questionner les normes traditionnelles de la masculinité et à développer des attitudes plus conscientes, respectueuses et égalitaires. À travers un contexte de travail récréoforestier, des cercles de parole, des ateliers et des outils introspectifs, l’initiative encourage l’expression émotionnelle, l’empathie et la responsabilisation, notamment via une approche d'intervention par la nature et l'aventure.

Travailleur social, Éric Couto est impliqué au sein du CRHM depuis 2017 et en assure la direction depuis 2023. Il a alors redressé les finances de l’organisme et élargi ses services au niveau régional. Par exemple, la philosophie d’intervention SPIF promeut une masculinité qu'on dira saine, plurielle, inclusive et fluide, c’est-à-dire une masculinité antitoxique qui met l'accent sur l'entraide, la collaboration et la coopération, sans nier les différents visages de cette masculinité et les contextes dans lesquels elle évolue. En 2024, le CRHM a également développé un projet novateur en prévention du suicide auprès des hommes qui vivent de l’isolement à Montréal.

Alfredo Garcia est un immigrant arrivé au Québec il y a près de 20 ans et qui, après avoir obtenu son Barreau, s’est lancé dans ce qui allait devenir sa spécialité professionnelle: la défense des femmes victimes de violences conjugales et, plus généralement, les violences basées sur le genre. Il défend ainsi des cas concernant des mariages forcés, l’intimidation sexuelle et psychologique, le contrôle coercitif, etc. Il dirige d’ailleurs le Comité spécialisé sur la violence basée sur le genre au sein de l’Association des avocat-es en droit de l’immigration, et accueille souvent dans son cabinet de jeunes avocats pour leur montrer que le métier peut être pratiqué en suivant les principes de respect et d’amour.

Directeur général du Regroupement des activistes pour l’inclusion au Québec (RAPLIQ), Steven Laperrière se bat pour une société plus inclusive, où les personnes handicapées, notamment les femmes victimes de violence conjugale, sont pleinement reconnues et soutenues.
Il est également l’auteur de trois livres, dont La ville handicapée, un roman qui mêle humour et critique sociale mettant en scène une femme confrontée à sa nouvelle vie en fauteuil roulant.

Photographe et entrepreneur, Gilles Sigouin a d’abord créé, dans la foulée du mouvement #metoo, une exposition de photos de femmes d'affaires de la région de Chambly afin de montrer des images positives de femmes en pleine possession de leurs moyens. Cette initiative est devenue aussi un concours annuel à travers lequel 10 entrepreneures sont honorées. Le projet #EntrepreneurEs s’étend maintenant à un grand nombre de villes de la Montérégie et du Haut-Richelieu. Il met en lumière la contribution des femmes entrepreneures et reconnaît leur travail, leur participation active à nos communautés et leur apport à l’avancement de la condition féminine. D’ailleurs, les lauréates interviennent dans des écoles secondaires et l’exposition de photo fait notamment un arrêt à l’Ecole des sciences de la gestion de l’UQAM.

Pierre-Alexandre Bonin est l'auteur d'une trentaine de romans jeunesse. Dans son plus récent livre, Mathéo fait des vagues (Hurtubise), sorti à la fin de 2024, Mathéo fait son entrée au cégep et est confronté à des situations qui le font se questionner sur sa place en tant qu’homme. Comment être un bon chum pour sa blonde mal à l’aise avec les rapprochements physiques? Comment réagir face aux commentaires misogynes de ses coéquipiers de natation dans les vestiaires ?
Avec ce roman, l’un des rares au Québec à aborder le sujet de la masculinité comme thème central, Pierre-Alexandre Bonin dépeint certains comportements problématiques, mais se concentre surtout sur les solutions et sur la capacité que chacun a à évoluer, une approche efficace et nuancée qui encourage l’introspection plutôt que le jugement. L’auteur offre ainsi un modèle à la fois positif et réaliste de la masculinité, et ce à un public pour qui chaque modèle compte.

Samuel Tremblay et Maxime Pearson, amis d’enfance et jeunes pères, sont les co-auteurs de l’essai Papa, lève-toi! Tu es aussi bon que maman (Saint-Jean Éditeur) paru en 2024 et adapté en livre audio pour OHdio de Radio-Canada. Cet ouvrage s’inscrit dans la continuité de Nouveaux pères, plateforme créative lancée en 2018 et qui valorise l’engagement paternel, un partage plus équitable des responsabilités familiales et un meilleur équilibre famille-travail. La plateforme rejoint aujourd’hui une communauté de plus de 12 000 personnes. Avec un ton simple et humoristique, le livre et les contenus développés à travers Nouveaux pères visent à combler un vide: alors qu’il existe de nombreux livres et plateformes pour les mères, très peu s’adressent aux pères. On y aborde ainsi des sujets encore trop souvent tabous pour les hommes : accouchement, charge mentale, congés parentaux, violence conjugale, vulnérabilité, relation des pères avec leurs émotions, etc.

Scénariste, réalisateur et comédien, Louis-Philippe Vachon a écrit T-REX, une série de fiction jeune adulte, LGBTQ+ diffusée à Télé-Québec. Le personnage principal, Édouard (20 ans) ne répond pas aux normes populaires de la virilité, générant chez lui un sentiment d’infériorité. Au cours d’une fin de semaine au chalet avec ses deux amis d’enfance, il découvre que malgré leur affection mutuelle, ils n’ont plus d’influence positive l’un sur l’autre, chacun étant piégé dans un dangereux jeu de virilité.
Louis-Philippe Vachon dit ouvertement qu’écrire au début de la vingtaine T-REX, explicitement basée sur sa vie, l’a aidé à s’extraire de l'emprise de la virilité toxique et à se rapprocher de l’homme qu’il souhaite devenir. Son écriture s’est en outre appuyée sur de nombreuses lectures et recherches, et a compté sur le soutien de spécialistes dont Liz Plank, autrice de Pour l’amour des hommes. D'ailleurs, le titre de la série T-REX est inspiré de la théorie de Testosteron-REX de la philosophe britannique Cordelia Fine.

Coordonnateur et agent de mobilisation au Forum Jeunesse de Saint-Michel, à Montréal, Mohamed Mimoun utilise l’art culinaire pour sensibiliser les jeunes de 12 à 25 ans aux habiletés socio-émotionnelles. L'initiative vise en effet des jeunes confrontés à la réalité des gangs de rue, de la délinquance et des discours masculinistes diffusés sur les réseaux sociaux. À travers les ateliers qu’organise Mohamed Mimoun, les jeunes cuisinent pour des personnes en situation d’itinérance : ce faisant, ils développent leur empathie et apprennent à gérer leurs émotions et leur colère.
Également impliqué au sein de plusieurs organismes soutenant l’intégration des nouveaux arrivants, ainsi que sur le conseil d’administration de Hommes Québec, Mohamed Mimoun intervient régulièrement dans les médias et dans des documentaires portant sur les jeunes et la violence.

Professeur à l’UQAM, Francis Dupuis-Déri propose depuis plusieurs années un cours universitaire unique au Québec : Féminisme et antiféminisme, dans lequel il transmet des outils critiques pour analyser les logiques politiques du masculinisme et les formes contemporaines de l’antiféminisme. L’initiative soutient l’adoption de masculinités positives en aidant les étudiant-es à analyser les privilèges masculins, la culture viriliste et les logiques antiféministes. Les retombées se traduisent par des débats en classe, des prises de position publiques et un changement des normes implicites dans les milieux académiques et professionnels. Son approche montre qu’un homme peut contribuer à dénaturaliser les rapports de genre sans parler à la place des femmes, ni chercher à se positionner comme modèle.

Enseignant de français et d'art dramatique à l'École Jésus-Marie de Beauceville, Philippe Gobeil amène ses élèves de cinquième secondaire à réfléchir sur leur féminité et sur leur masculinité. Il utilise des extraits des livres Pour l'amour des hommes (Liz Plank) et Je serai un territoire fier où tu déposeras tes meubles (Steve Gagnon) afin d'ouvrir le dialogue entre les jeunes. Chacun des groupes de garçons et de filles présente à l'autre sa perception de son identité tout en soulignant ce qui peut peser sur elles et eux. Au final, les élèves doivent identifier une barrière imposée par leur genre et chercher une façon de s'en libérer.
Alors que la Beauce a longtemps affiché un taux de suicide des hommes parmi les plus élevés au Québec, la littérature est ici un outil permettant de déconstruire les stéréotypes genrés.

Engagé dans sa communauté à Amqui, Bertrand Martel a été bénévole au Club optimiste, président du Comité des usagers du CISSS de la Matapédia et entraîneur sportif. Dans chacun de ses engagements, il prône l’égalité et la bienveillance en soutenant jeunes et travailleurs. Brisant les stéréotypes masculins, il valorise plutôt l’écoute, l’entraide et la bienveillance. Son leadership communautaire, allant du sport aux droits des travailleurs et au bien-être des aînés, touche plusieurs générations. En 2024, il a célébré 40 ans de bénévolat, prouvant qu’un homme peut être à la fois fort, vulnérable et altruiste.

Massothérapeute malentendant et malvoyant, Pierre-Daniel Décarie sensibilise à l’importance du toucher dans le lien père-enfant et, ce faisant, vise à promouvoir une parentalité inclusive et sensible aux réalités du handicap. En faisant valoir ses droits pour vivre pleinement sa paternité, il est amené à partager son expérience auprès de parents vivant avec des limitations physiques ou sensorielles, des intervenants et du grand public, notamment via la production de contenus et des témoignages.
En brisant les tabous sur la paternité et le handicap et en valorisant l’autonomie, la sensibilité et l’adaptabilité, la démarche de Pierre-Daniel Décarie permet à d’autres pères de mieux s’outiller, de s’autoriser à vivre leur vulnérabilité et de créer des liens solides avec leurs enfants.

Père monoparental et organisateur communautaire au CIUSSS du Nord de l'Île de Montréal, Blaise Guillotte a su combiner son fort engagement dans sa communauté et son rôle de papa inspirant pour sa fille Florence.
Dans chacun de ses engagements, il partage des valeurs féministes, de respect d'autrui, de consentement, de sensibilité et d'ouverture d'esprit tout en respectant les particularités de chacun-e.

Jean-Marc Bouchard est le fondateur et président de l’organisme Emphase, qui vient en aide aux hommes et adolescents victimes d’abus sexuels. Ayant lui-même subi de tels abus, lorsque ces souvenirs ont refait surface 20 ans plus tard, il a bénéficié du soutien de l’organisme Criphase, à Montréal, où il vivait alors. Lorsqu’il est retourné vivre en Mauricie, sa région natale, il a décidé de créer un organisme similaire : Emphase.
Depuis, l'équipe d'Emphase travaille sans relâche afin de fournir ses services à travers l’immense territoire de la Mauricie et du Centre-du-Québec. En 2023 l'équipe est passée de 5 à 8 employés, l’organisme ayant maintenant, en plus de son siège de Trois-Rivières, quatre autres points de services afin de rejoindre la clientèle : La Tuque, Shawinigan, Victoriaville et Drummondville. L’organisme a en outre adapté ses services pour les adolescents, les Autochtones et les proches des victimes.
Jean-Marc Bouchard est également impliqué depuis plus de 20 ans dans un autre organisme, plus généraliste : MKP Québec, dont la mission est de soutenir les hommes vers une masculinité saine.
Son long engagement lui a valu une place au sein du Comité d'experts sur l'accompagnement des victimes d'agressions sexuelles, mis en place par le Gouvernement du Québec en 2019.
Ses recommandations ont ensuite donné lieu à la création, en 2021, du premier Tribunal spécialisé en matière de violence sexuelle et de violence conjugale.
Par son engagement, Jean-Marc Bouchard a ainsi pu donner une voix aux hommes de la Mauricie, alors que les agressions sexuelles à leur égard demeurent taboues malgré la visibilité croissante de cette réalité.

Comme enseignant et artiste, Thierry Prieur s’interroge sur l’impact que la normalisation d’une certaine masculinité peut avoir sur les hommes - notamment les jeunes dont l'identité est en construction - dont le corps ne correspond pas à ces stéréotypes. Au-delà d’images de mâles musclés, d’hommes avec des idéaux de puissance, les masculinités peuvent-elle se permettre d'être vulnérables, fragiles ou singulières? Peuvent-elles exprimer et afficher leurs désirs, vibrations, hésitations, inspirations, poésies, souffrances, légèretés ou lumières?
Ses oeuvres confrontent ainsi l’idée qu’un corps correspondant à une normalisation de ses caractéristiques physiques puisse constituer un objet de séduction ou un pré-requis pour appartenir à un groupe.
Pour ce faire, l’artiste fait poser des hommes aux corps répondant aux principaux stéréotypes de la masculinité, notamment dans la communauté gaie. Il imprime ensuite sur ces corps des textures, se permettant de les lacérer, de leur ajouter des vibrations, du clignotement pour montrer ce que leur normalisation cherche à cacher : le droit d’être vulnérable et d’être sensible.
«Depuis que je me suis affirmé comme membre de la communauté LGBTQ+, il y a plus de 30 ans, je suis étonné de constater à quel point un certain culte du corps perdure. L'affirmation de la masculinité semble figée dans des stéréotypes qui se réduisent à des images de corps qui s'exhibent mais qui, de par leur normalisation, ne se montrent pas. C’est en conjuguant ma passion pour la photographie et pour les arts en général que j’ai commencé à développer mon approche créative autour du corps masculin.»
Le travail de Thierry Prieur est régulièrement exposé, notamment à Montréal à la galerie DBC et plus récemment au bar Le Protocole dans le cadre du festival d'arts érotiques.
LIRE L'ENTREVUE AVEC THIERRY PRIEUR

Après avoir participé pendant 9 ans à un groupe d'écoute et de parole d'hommes offert par l'organisme Hommes Québec, Éric Trudel a décidé de redonner à son tour. En 2023, il a accepté le rôle bénévole de coordonnateur régional de l’organisme pour la Capitale-Nationale. Son rôle est d’assurer la supervision et la bonne gestion des activités dans la région.
Les groupes d’écoute et de parole d’Hommes Québec (HQ) permettent aux hommes d’avoir un espace privilégié pour partager, en toute confidentialité, leurs vécus. En plus des 6 groupes réguliers qui sont offerts dans la région, l’équipe de bénévoles de la Capitale-Nationale permet la tenue, toutes les deux semaines, d’un groupe d’accueil ouvert aux nouveaux venus. Un groupe régulier toutes les semaines, est également offert en mode virtuel. Ces groupes d’écoute et de parole permettent aux hommes d’avoir rapidement un espace pour s’exprimer et être écoutés.
«Plus jeune, j’avais de la difficulté à me reconnaître dans le stéréotype d’homme que la société nous présentait. Je me suis beaucoup cherché et j'espérais un jour trouver un espace qui me permette d’exprimer ce que je suis vraiment. Cet espace, je l’ai trouvé dans les groupes d’écoute et de parole HQ créés par l’auteur et psychanalyste Guy Corneau. Alors c’est sûr que quand on m’a approché pour redonner au suivant en occupant le rôle de coordonnateur, je ne pouvais refuser cette occasion de redonner.»
De plus, Éric Trudel a également accepté le rôle d’administrateur au sein du CA de la Maison Oxygène de Québec. Celle-ci offre aux pères et à leurs enfants qui vivent une difficulté personnelle, conjugale ou familiale de l’hébergement, de l’accompagnement ainsi qu’un soutien communautaire.
«Malgré un travail à temps plein et d’autres obligations personnelles, j’ai accepté d’offrir le reste de mon temps à ces deux causes qui me tiennent à coeur. Reconnaissant d’avoir reçu quand j’en ai eu besoin, je trouve important de m’engager aujourd’hui afin de redonner aux autres hommes qui traversent parfois des périodes difficiles. Je sais que ça peut arriver à n’importe qui de rencontrer des difficultés. Avoir un espace pour partager ce que l’on vit et où on est accueilli comme nous sommes, c'est primordial.»
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